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Infections sexuellement transmissibles (IST) : Préservatif et dépistage, seuls remparts contre leur recrudescence.

Entre 2012 et 2016, le nombre de nouveaux diagnostics d’infections à Chlamydia et à gonocoque est en augmentation, d’après les résultats de l’enquête LaboIST[1] publiée aujourd’hui par Santé publique France.

Cette enquête permet de réactualiser les indicateurs concernant le diagnostic de ces infections en France et pour la première fois donne des estimations de leur nombre selon le sexe, l’âge et la région. Elle révèle notamment que les jeunes de 15-24 ans restent particulièrement touchés par ces IST, qui sont souvent asymptomatiques mais aux conséquences parfois lourdes. C’est pourquoi Santé publique France lance le 18 juillet une campagne digitale pour promouvoir l’utilisation du préservatif auprès des jeunes. Cette campagne s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de santé sexuelle et de la promotion des outils de prévention.

Les 15-24 ans, population particulièrement touchée par les IST

En 2016, le nombre de personnes diagnostiquées pour une infection à Chlamydia a été estimé à 267 097, soit un taux de 491 pour 100 000 habitants. Une prédominance de l’infection est constatée chez les femmes (592/100 000 versus 380/100 000 chez les hommes). Les jeunes femmes de 15-24 ans sont les plus touchées (2 271/100 000), notamment en Ile-de-France (5 682/100 000 habitants) et dans le Départements d’Outre-mer (1 761/100 000).

Le nombre de personnes diagnostiquées pour une infection à gonocoque en 2016 a été estimé à 49 628. Les hommes sont plus touchés que les femmes sur l’ensemble du territoire (131/100 000 versus 55/100 000), à l’exception des DOM où l’on constate une prédominance des gonococcies chez les femmes. Les 15-24 ans sont là encore les plus concernées par cette IST, quelle que soit la région (181/100 000).

Les données montent que le nombre de diagnostics d’infection à Chlamydia et à gonocoque en 2016 a été multiplié par 3 par rapport aux estimations de l’année 2012. 

« La forte augmentation des diagnostics de ces infections constatée en 2016 peut être due à plusieurs facteurs. Elle peut s’expliquer tout d’abord par une sous-estimation des cas diagnostiqués en 2012 mais aussi par une intensification du dépistage et l’amélioration de la sensibilité des tests utilisés et enfin, par l’augmentation de l’incidence de ces IST elles-mêmes.» précise Florence Lot, responsable de l’unité VIH/sida, hépatites B et C, IST à Santé publique France.

Chez les moins de 25 ans, la prévalence élevée des infections à Chlamydia et à gonocoque est la conséquence  d’un nombre de partenaires plus important couplé à une utilisation non systématique du préservatif.

Le dépistage, un acte simple et efficace

Les infections à Chlamydia et à gonocoque se transmettent lors de rapports sexuels non protégés. Très contagieuses et fréquentes, elles peuvent être silencieuses et entraîner des complications (douleurs pelviennes chroniques, stérilité, fragilisation des muqueuses et augmentation du risque de contamination par le VIH, transmission mère-enfant…).

Le dépistage est l’unique moyen d’établir un diagnostic. Simple et sans douleur, il se fait par prélèvement local chez les femmes, par prélèvement local ou analyse d’urine chez les hommes. En cas de résultat positif, il permet de prescrire un traitement antibiotiques adapté chez la personne ainsi qu’à ses partenaires.

Le dépistage peut être effectué suite à une consultation chez son médecin traitant ou son gynécologue ou un dermatologue-vénérologue qui orientera vers un laboratoire, ou encore gratuitement dans les Centres Gratuits d’information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGGID) et les centres de planification ou d’éducation familiale.

Nouvelle campagne : « Un préservatif ça peut te sauver la vie. Gardes-en toujours sur toi »

Le préservatif est avec le dépistage le moyen le plus efficace pour lutter contre les IST.

Pour mieux ancrer l’usage du préservatif dans les habitudes de vie des jeunes, Santé publique France lance une campagne digitale : « Un préservatif ça peut te sauver la vie. Gardes-en toujours sur toi ».

En phase avec leurs codes, cette campagne repose sur le concept du « life hacking », des astuces et des techniques que l’on partage pour faciliter le quotidien, qui sont très répandues sur Internet et très prisées des jeunes. « Le préservatif est le meilleur moyen de protection contre les IST. Mais il n’est pas toujours utilisé de manière systématique. L’enjeu de notre campagne est d’inciter les jeunes à toujours avoir un préservatif sur eux. Il doit être perçu comme un objet protecteur du quotidien » précise Lucile Bluzat, responsable de marketing social Santé sexuelle à Santé publique France

La campagne digitale, du  18 juillet au 17 août met en scène de manière ludique le préservatif en démontrant ses qualités intrinsèques (résistance, imperméabilité…). Le but est de faire de lui l’accessoire indispensable du quotidien. 

La campagne se décline sous forme de :

–  vidéos dans lesquelles les jeunes pourront découvrir en quelles circonstances, autre que l’acte sexuel, le préservatif peut s’avérer utile comme par exemple : allumer un feu, maintenir ses objets aqua phobiques au sec, faire bouillir de l’eau…

– posts créatifs relayant en mode « survie » des messages informatifs sur le préservatif et les infections sexuellement transmissibles. Ces « Life cards » seront postées sur Instagram et Facebook pendant l’été dans l’objectif de faire réagir les jeunes.

L’ensemble de la campagne renvoie vers le site onsexprime.fr, le site dédié à la sexualité des jeunes.

OnSexprime.fr est le site de référence qui accompagne les jeunes vers une sexualité positive et responsable. Il aborde ce sujet de manière globale : prévention des IST, contraception, mais également vie affective, relations amoureuses, corps, violences… Il s’appuie sur les outils interactifs plébiscités par les jeunes (vidéos, modules interactifs, témoignages), utilise les réseaux sociaux (page Facebook animée, chaîne Youtube) et développe ses nouveaux contenus en lien avec les dernières technologies et tendances observées.

Pour visualiser la vidéo : Un préservatif ça peut te sauver la vie. Gardes-en toujours sur toi 

Contacts presse : 

Santé publique France – Vanessa Lemoine : 01 55 12 53 36presse@santepubliquefrance.fr

Stéphanie Champion : 01 41 79 67 48 – Cynthia Bessarion : 01 71 80 15 66 – Matthieu Humez : 01 41 79 69 61

[1] L’enquête LaboIST a été conduite auprès de l’ensemble des laboratoires de biologie médicale privés et publics. Elle a permis de recueillir pour l’année 2016 des données sur le nombre de personnes testées pour une recherche de Chlamydia ou de gonocoque et le nombre de diagnostics positifs par âge et sexe.

Communiqué de presse Saint-Maurice, le 18 juillet 2018

 

Colloque Vendredi 14 septembre 2018 de 14h à 17h30 au Ministère des Solidarités et de la Santé   C’est une question qui se pose au quotidien, à la suite d’un résultat de dépistage positif : comment accompagner au mieux la personne dépistée, y compris dans la démarche d’information de ses partenaires sexuels ?

La notification formalisée aux partenaires (NFP) a récemment fait l’objet d’un Avis du Conseil national du sida et des hépatites virales. Stratégie efficace, car elle permet de proposer une prise en charge précoce et interrompt la chaîne de transmission, son implémentation en France soulève des questions d’ordres éthique, juridique et organisationnel.

En aval de son Avis, le CNS a souhaité réunir les acteurs du dépistage et de la prise en charge, afin d’explorer et débattre les modalités du déploiement d’une offre de NFP en France : Vendredi 14 septembre 2018 de 14h à 17h30 au Ministère des Solidarités et de la Santé  Salle Laroque – 14 Avenue Duquesne, 75007 Paris – Entrée gratuite – Réservation obligatoire : julien.bressy@sante.gouv.fr

 

Dépistage du VIH et des IST : quelle place pour la notification formalisée des partenaires ?

13H00 – Accueil

14H00 – OUVERTURE

Jérôme Salomon (Directeur général de la Santé)

14H10 – INTRODUCTION : Objectifs et efficacité

Patrick Yeni (CNS)

14H20 – PRÉSENTATION : Outils et modalités

Marie Suzan-Monti (CNS)

14H45 – TABLE RONDE 1 : Les pratiques de notification en cours dans le contexte légal et réglementaire actuel

  • Les pratiques sur le terrain
  • Le respect de la vie privée
  • Le secret professionnel
  • La protection des données à caractère personnel

Nacera Bekhat (CNIL), Jean-Marcel Mourgues (CNOM, à confirmer), Nathalie Spenatto (CHU Toulouse), Florian Valet (AIDES), François Vialla (Université Montpellier 1)

Modérateur : Alexandre Linden (CNS)

15H45 – Pause

16H15 – TABLE RONDE 2 : Les perspectives de déploiement de la NFP

  • Dans les établissements publics
  • En médecine libérale
  • Dans le milieu associatif

Iris Bichard (Le Kiosque), Jean-Christophe Comboroure (DGS), Luc Ginot (ARS Île-de-France, à confirmer), Gérard Israël (Médecin généraliste), Catherine Rumeau-Pichon (HAS), Véronique Tirard-Fleury (COREVIH PACA Ouest et Corse)

Modératrice : Cécile Goujard (CNS)

17H15 – CONCLUSIONS

Hugues Fischer (CNS)

Le COREVIH IDF Sud était présent jeudi 5 juillet, lors de l’inauguration du nouveau site d’assemblage de l’autotest VIH des laboratoires AAZ

Villiers-le-Bel au cœur de la lutte contre le sida : c’est dans cette ville de 28 000 habitants, que sont, depuis peu, conditionnés des autotests VIH, commercialisés par la société AAZ. « C’est une fierté que cette entreprise soit présente dans la commune », insiste le maire Jean-Louis Marsac.

Derrière les murs de l’ESAT (Etablissements et services d’aide par le travail) des ateliers Tissonvilliers, une douzaine de personnes en situation de handicap, s’active. Ces salariés, assemblent ce qui compose l’autotest, un outil qui permet de dépister le VIH en moins de vingt minutes. « Nous avons travaillé pendant deux ans pour atteindre les exigences souhaitées par AAZ », indique Henri-Aurélien Chopinaud, directeur.

Ce jeudi marque une étape importante pour cette société qui emploie au total 150 travailleurs handicapés. Les premiers lots des autotests VIH sont prêts. Ils sont réalisés pour la région Ile-de-France, qui en a commandé 10 000, dans le cadre de son plan « Pour une Ile-de-France sans sida ».

 

90 % de personnes infectées par le VIH connaissant leur statut, 90 % sous traitement antirétroviral et 90 % avec une CV indétectable dès l’horizon 2020.

Depuis 2016 notre COREVIH a établi la « cascade de la prise en charge » (voir ci-dessous) permettant de voir l’évolution de ces trois recueils sur sa file active. Le premier recueil n’est pas évalué par le COREVIH puisqu’il tient compte du % estimé par Santé Publique France en 2014.

Comme sur l’ensemble du territoire la première cascade (concernant donc le dépistage) est une priorité sur notre territoire, les objectifs du  nombre de personnes traités et avec une charge virale indétectable étant déjà quasiment atteints.

Nous vous ferons suivre l’évolution de cette prise en charge chaque année.

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90-90-90 970.75 KB - 13 juin 2018

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Cascade de la prise en charge 79.50 KB - 13 juin 2018

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C’est avec tristesse que nous apprenons la disparition de Christophe Michel – Romero qui a œuvré dans la lutte contre le sida à ELCS et a l’ADMD. Nous présentons nos condoléances à Jean-Luc Romero.

Dans le cadre de l’association Paris 2018 organisatrice des Gay Games à Paris en août prochain (www.paris2018.com/fr), Mr Eric ARASSUS responsable Santé sur l’évènement recherche médecins, kinésithérapeutes et ostéopathes qui souhaitent les aider sur les accréditations et sur le village.

Pour toute information merci de contacter : eric.arassus@paris2018.com

La Commission Prisons du COREVIH IDF Est vous convie à son prochain Colloque : Prise en charge du VIH, des Hépatites et des IST en Prison : Enjeux et Réalités. Lundi 4 juin 2018 de 9h30 à 16H30 – Mairie du 10ème arr. de Paris, 72 Rue du Fauboug Saint-Martin, 75010 Paris – Métro : Château d’Eau.

Inscription gratuite auprès de Horkiha RAJI, assistante administrative par mail secretariat.corevihest@sls.aphp.fr

Lors de votre inscription, merci de préciser votre choix d’atelier (1.2.3 ou 4),

Les 4 ateliers proposés sont :

o   Atelier 1 – Présentation d’un programme ETP VHC en prison

o   Atelier 2 – Place des TROD en milieu Carcéral

o   Atelier 3 – Quels accès aux moyens de réduction des risques infectieux en milieu pénitentiaire

o   Atelier 4 – Quelle continuité dans la prise en charge des sortants de prison ?

 

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Programme Prise en charge du VIH, des Hépatites et des IST en Prison 836.57 KB - 4 mai 2018

Programme du Colloque : Prise en charge du VIH, des Hépatites et des IST en Prison :...

La surveillance nationale des contaminations professionnelles par le VIH, le VHC et le VHB chez le personnel soignant. Cette surveillance a été transférée depuis le 1er mai 2017 au GERES qui en assure la mise en oeuvre et l’analyse des données, en collaboration avec Santé Publique France, dans le strict respect de la confidentialité.

Le dernier recensement a été fait en 2012 par Santé Publique France. Si vous avez connaissance d’une contamination professionnelle par le VIH, le VHC ou le VHB après un AES, merci de la déclarer en utilisant les formulaires disponibles sur le site du GERES

Les formulaires sont à adresser sous pli confidentiel au :
GERES – Dr Dominique ABITEBOUL
UFR de Médecine Bichat, 16 rue Henri Huchard, 75018 PARIS

Votre déclaration permettra de réaliser la mise à  jour du bilan sur le nombre total de cas survenus en France en collaboration avec Santé Publique France et d’aider à la prévention et à la prise en charge des expositions accidentelles.

L’équipe dirigée par Isabelle Maridonneau-Parini, chercheuse Inserm à Toulouse, a pour la première fois montré que le VIH-1 infecte les ostéoclastes, cellules responsables de la dégradation du tissu osseux, nécessaire pour son remodelage, cellules naturellement chargées de dégrader l’os. Ce faisant, le virus décuple l’efficacité de ces cellules, créant un déficit osseux progressif avec un risque accru d’ostéoporose et de fractures.

L’infection par le VIH accélère la dégradation des os. Le risque de déficit osseux est même six fois plus élevé chez les personnes infectées par ce virus que chez les sujets sains, entrainant des risques accrus d’ostéopénie, d’ostéoporose et de fractures. Cet effet est connu depuis plusieurs années et s’explique à la fois par l’effet des traitements antirétroviraux, néfastes pour les os, mais aussi par l’infection elle-même. Des travaux avaient déjà montré un rôle indirect du système immunitaire. Mais pour la première fois, l’équipe dirigée par Isabelle Maridonneau-Parini* va beaucoup plus loin et prouve que le virus agit directement sur le métabolisme osseux en infectant les cellules naturellement chargées de dégrader l’os : les ostéoclastes. L’équipe a aussi identifié la protéine virale impliquée dans ce processus.

Les ostéoclastes, cibles du VIH-1

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont montré – in vivo dans un modèle murin humanisé et ex vivo dans des explants de tissu articulaire humain – que le VIH-1 cible les ostéoclastes. Ils ont constaté que les ostéoclastes et leurs précurseurs pouvaient être infectés à la fois par du VIH-1 libre et par contact avec des lymphocytes T infectés. “Les ostéoclastes proviennent de précurseurs présents dans le sang et la moelle osseuse qui sont également à l’origine des macrophagesCellule du système immunitaire chargée d’absorber et de digérer les corps étrangers”, des cibles du VIH importantes pour la pathogénèse. Les deux types de cellules portent à leur surface les mêmes récepteurs qui permettent l’entrée du virus“, explique Christel Verollet*, chercheuse Inserm co-responsable de ces travaux.

Les ostéoclastes peuvent ainsi être infectés à un stade très précoce dans le sang ou plus tard, au niveau de l’os, en présence de cellules immunitaires infectées, et cela sans effet cytotoxique qui a un effet toxique sur les cellules. “Il est pour l’instant difficile de savoir à quel moment l’infection se produit in vivo chez les patients. Chez les personnes dont la maladie est bien contrôlée par les traitements, l’infection pourrait se produire avant le début du traitement ou par contact avec des lymphocytes réservoirs abritant du virus dormant “, suggère Christel Verollet.

Une efficacité redoutable

Quoi qu’il en soit, l’activité d’un ostéoclaste est exacerbée après infection. La cellule devient hyper efficace dans son rôle de dégradation osseuse. “Chez des individus sains, il existe un équilibre  entre leur activité et celle des ostéoblastes  “Cellule permettant la formation de l’os”, qui reforment l’os en permanence. Mais chez ces patients, les ostéoclastes infectés mettent les bouchées doubles, créant des déficits osseux“, explique la chercheuse. En pratique, l’équipe a constaté que l’infection entrainait une modification de la zone de scellement des ostéoclastes, qui délimite la région où s’effectue la dégradation du tissu osseux. Cette structure qui n’existe que dans ces cellules est essentiellement composée d’actine et permet l’adhérence à l’os et l’accumulation des enzymes nécessaires à sa dégradation. Or, en présence du virus, cette structure est plus dense, plus large, plus stable. “L’adhérence est meilleure et la zone de dégradation élargie“, clarifie-t-elle.

Photo : Ostéoclaste humain infecté par le VIH-1 (en rouge). La zone de scellement (en vert) impliquée dans la dégradation de la matrice osseuse est élargie. Les ostéoclastes sont des cellules géantes multinucléées (noyaux en bleu).

Une protéine virale identifiée

Les chercheurs ont été jusqu’à décrire les mécanismes moléculaires en cause. Ils ont observé que ces changements concordaient avec l’augmentation de l’activité de la protéine Src, largement impliquée dans l’organisation de cette zone de scellement. Or, une protéine virale appelée Nef est justement connue pour interagir avec Src. L’équipe a donc exploité un modèle murin transgénique exprimant Nef pour étudier son effet : les animaux présentent une augmentation de la surface couverte par les ostéoclastes et des os fragilisés, confirmant l’implication de cette protéine dans le phénomène.

La découverte de ces mécanismes ouvre la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour protéger la santé osseuse des patients séropositifs. Des traitements qui ciblent la zone de scellement sont en développement dans le domaine de l’ostéoporose et pourraient notamment apporter un bénéfice complémentaire aux malades.

Note
*chercheuse Inserm, UMR5089 CNRS/UT3 Paul Sabatier, équipe Phagocyte migration and differentiation, Institut de pharmacologie et de biologie structurale, Toulouse

Source
B Raynaud-Messina et coll. The bone degradation machinery of osteoclasts:a novel HIV-1 target that contributes to bone loss. Proc Natl Acad Sci USA, édition du 20 février 2018.

Source article : Inserm.fr